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samedi 21 décembre 2013

Quelle est votre valeur ?

Un professeur tend un billet de 20 € et demande à ses élèves :*« Qui aimerait avoir ce billet ? »* Les mains se lèvent. Il chiffonne ce billet et demande : « Vous le voulez toujours ? » Les mains se lèvent encore. Il jette le billet froissé par terre, saute dessus à pieds joints et dit : « Vous le voulez toujours ? » Et encore, les étudiants lèvent leurs mains. Il leur dit alors : "Mes amis, vous venez d'apprendre une leçon ! Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours, car sa valeur n'a pas changé. Il vaut toujours 20 €. Plusieurs fois dans votre vie, vous serez froissés, rejetés par les gens et les événements. Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien, mais votre valeur n'aura pas changé"

mercredi 24 avril 2013

Deux mamans ou deux papas

Un jour, une personne se réveilla et se dit que 2 2 était égal à 5. Elle n’y pouvait rien, ce résultat s’imposait à elle et elle ne pouvait se résoudre à croire que 2 2 était égal à 4.

Pour ne pas vivre seule cet état, elle fit des recherches sur internet et trouva d’autres personnes dans son cas. Ils créèrent des associations en ce sens et se firent connaître auprès du grand public. Mais voilà, ils se firent vite rabrouer et se sentirent discriminés.
Néanmoins, fort de leur notoriété grandissante, ils s’adressèrent alors aux députés, puis au président. Ils réclamaient de tout cœur une loi pour l’égalité, disant qu'indifféremment, 2 2 pouvait être égal à 4 ou 5. Ils arguaient qu’être cinquophile n’empêchait pas aux quatrophiles de croire que 2 2 était égal à 4, c’était donc juste un élargissement des droits existants. Par ailleurs, étant donné le nombre grandissant de cinquophiles, ne fallait-il pas un nouveau cadre réglementaire ? Et puis surtout, disaient-ils, ils voulaient avoir les mêmes droits que les quatrophiles.
Des mathématiciens firent entendre leur voix, pour dire que légaliser les attentes des cinquophiles allait remettre en cause l’ensemble des mathématiques ! « Comment apprendre alors aux enfants à compter » s’étonnaient-ils ? Mais ils furent bien vite taxés de « cinquophobie », or la cinquophobie est un délit.
Dire qu’un père et une mère apportent la même chose à un enfant ; ou dire qu’un enfant peut avoir deux mamans, est-ce si loin du 2 2=5 ?