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dimanche 7 mai 2017

Ce 7 mai 2017 la France a voté par défaut Emmanuel Macron. Grâce à une propagande intensive de la plupart des télévisions et radios privées et publiques, à un matraquage dénigrant Fillon qui avait le plus de chances de gagné, Macron a été élu Président de la France.

Mais que va-t-il faire pour 'redresser le pays' et 'réformer la France' ? En fait il va continuer la politique de Sarkozy et Hollande. Voici l'explication dans cette vidéo.


 

samedi 22 avril 2017

15 minutes pour convaincre François Asselineau


François Asselineau (UPR) est le seul nouveau candidat de cette campagne. Nouveau non seulement en tant que personne car il n'était pas connu avant et c'est sa première campagne présidentielle, mais aussi nouveau quand à ses proposition qui changent radicalement comparé à celle des 10 autres candidats.

François Asselineau est différent car il parle avec de vrai arguments. Il cite parfois un peu trop les articles des traités qui limitent la politique des prochains présidents pour prouver que leurs promesses ne peuvent pas être appliqué. Il use de pédagogie en montrant que le chômage et la pauvreté sont lié aux délocalisation qui sont eux même les conséquences de la liberté de circulation des capitaux.

C'est pourquoi la base de son programme est basé sur une mesure radicale qui est la sortie de la France de l'UE de l'euro et de l'OTAN. Ainsi une politique différente pourra être mis en place pour remédier aux problémes actuels.

Selon lui une renégociation des traités est ilusoire car il faut l'unanimité. La Pologne sera contre la directive des travailleurs détachés, l'Allemagne sera contre une relance par la demande avec plus de social etc...  L'Europe est enfermé dans ses traités et la France n'est plus souveraine. Elle est obligé d'appliquer les GOPE.


C'est un rameau d'olivier que le candidat de l'Union Populaire Républicaine (UPR) a apporté avec lui. Un "symbole de paix" qui, comme il l'a rappelé se "trouve sur le drapeau de l'Organisation des Nations Unies". François Asselineau a évoqué aussi le lien avec la République française : "La statue de la République à Paris tient le rameau d'olivier". Fervent partisan d'une sortie de la France de l'Union européenne et de la zone euro, François Asselineau rappelle que le rameau d'olivier était présent "sur la pièce de 1 franc".

Le seul regret, c'est que les rapports des grandes orientations des politiques économiques (le document qu'il a déchiré) n'ont pas été repris par la presse", a-t-il déploré. "Je fais des meeting plein et nous allons créer la surprise le soir du premier tour", a conclu François Asselineau. 

jeudi 20 avril 2017

Il n'y a plus de politique intérieur nationale

dimanche 19 mars 2017

Quand la CIA finançait la construction européenne

Suite à l'affaire de l'auto censure du magasine Historia sur l'implication de la CIA sur la construction européenne. Voici une copie de l'article qui a été suprimé. Je vous encourage aussi à faire une copie. 


Chercher à cacher la vérité, elle revient à la lumière. 


De 1949 à 1959, en pleine guerre froide, les Américains, par l’intermédiaire de leurs services secrets et du Comité pour l’Europe unie, versent l’équivalent de 50 millions de dollars actuels à tous les mouvements pro-européens, parmi lesquels ceux du Britannique Winston Churchill ou du Français Henri Frenay. Leur but, contenir la poussée soviétique…
A 82 ans, Henri Frenay, le pionnier de la Résistance intérieure, fondateur du mouvement Combat, arbore une forme intellectuelle éblouissante malgré sa surdité de l’oreille droite et sa récente opération de l’estomac. Pourtant, il n’a plus que trois mois à vivre. En ces jours de mai 1988, il me parle de l’Europe dans son appartement de Boulogne-sur-Seine. De cette Europe fédérale dont il a révé en vain entre 1948-1954. De la dette aussi que, en cas de succès, le Vieux Continent aurait contracté envers les Américains, ceux notamment du ” Comité “. Et d’insister une fois, deux fois, dix fois, tandis que moi, je m’interroge : pourquoi diable ce mystérieux ” Comité ” revient-il à une telle fréquence dans nos conversations ? Pourquoi ? Mais parce que Frenay me confie, avec il est vrai d’infinies précautions de langage, son ultime secret : l’aide financière occulte de la CIA via l’American Committee for United Europe – le Comité – à l’Union européenne des fédéralistes dont il a été le président. Pour reconstituer cette filière inédite, il me faudra une quinzaine d’années. Un jeu qui en valait la chandelle puisqu’il me permet d’ouvrir, pour les lecteurs d’ Historia, la porte d’un des compartiments les plus secrets de la guerre froide…
Tout commence à l’automne 1948. Déjà coupée en deux, l’Europe vit sous la menace d’une invasion totale par l’armée rouge. Au ” coup de Prague ” en février, vient de succéder en juin le blocus de Berlin. Un petit cénacle de personnalités de l’ombre jette alors les bases de l’American Committee for United Europe, l’ACUE – son existence sera officialisée le 5 janvier 1949 à la maison de la Fondation Woodrow-Wilson de New York. Politiques, juristes, banquiers, syndicalistes vont se méler au sein de son conseil de direction. De hautes figures gouvernementales aussi comme Robert Paterson, le secrétaire à la Guerre ; James Webb, le directeur du budget ; Paul Hoffman, le chef de l’administration du plan Marshall ; ou Lucius Clay, le ” proconsul ” de la zone d’occupation américaine en Allemagne.
Bien tranquilles, ces Américains-là ? Non, car la véritable ossature de l’ACUE est constituée d’hommes des services secrets. Prenez son président, William Donovan. Né en 1883 à Buffalo, cet avocat irlando-américain au physique de bouledogue, surnommé ” Wild Bill ” par ses amis, connaît bien l’Europe. En 1915, il y remplissait déjà une mission humanitaire pour le compte de la Fondation Rockefeller. Deux ans plus tard, Donovan retrouvait le Vieux Continent pour y faire, cette fois, une Grande Guerre magnifique. Redevenu civil, ” Wild Bill ” va se muer en missus dominicus du gouvernement américain. Ses pas d’émissaire officieux le portent vers l’Europe pour des rencontres parfois imprévues. En janvier 1923, alors qu’ils goà»tent un repos bien mérité, sa femme Ruth et lui devront ainsi subir une soirée entière les vociférations d’un autre habitué de la pension Moritz de Berchtesgaden. Dix-sept ans plus tard, l’agité, un certain Adolf Hitler, s’est rendu maître de la partie continentale de l’Europe, et c’est ” Wild Bill ” que Franklin Roosevelt, inquiet, dépéche à Londres s’enquérir auprès de Winston Churchill du potentiel britannique face à l’avancée nazie.
En juin 1942, Donovan, homme de confiance du président démocrate pour les affaires spéciales, crée l’Office of Strategic Services (OSS), le service secret américain du temps de la Seconde Guerre mondiale dont il devient le chef et qu’il quittera à sa dissolution, en septembre 1945, sans perdre le contact avec l’univers du renseignement : ” Wild Bill ” tisse des liens privilégiés avec la Central Intelligence Agency, la CIA, créée officiellement le 15 septembre 1947 par une loi sur la sécurité nationale signée par le successeur de Roosevelt, Harry Truman.
Prenez le vice-président de l’ACUE Walter Bedell Smith, ancien chef d’état-major d’Eisenhower pendant la Seconde Guerre mondiale puis ambassadeur des Etats-Unis à Moscou. A partir d’octobre 1950, celui que ses amis surnomment le ” Scarabée ” ( beetle en anglais) va prendre les commandes de la CIA. 1950, c’est justement l’année o๠des universitaires comme Frederick Burkhardt et surtout William Langer, historien à Harvard, lancent la section culturelle de l’ACUE. Ces deux proches de Donovan ont servi autrefois dans les rangs de l’OSS. Langer en a dirigé le service Recherche et Analyse et, excellent connaisseur de la politique française, a méme commis après-guerre un ouvrage savant qui s’efforçait de dédouaner Le Jeu américain à Vichy (Plon, 1948).
Prenez surtout Allen Dulles. A l’été 1948, c’est lui qui a ” inventé ” le Comité avec Duncan Sandys, le gendre de Churchill, et George Franklin, un diplomate américain. Principal associé du cabinet de juristes Sullivan & Cromwell, Dulles n’impressionne guère de prime abord avec ses fines lunettes, ses éternelles pipes de bruyère et ses vestes en tweed. Sauf qu’avec ce quinquagénaire, un maître espion entre dans la danse.
Retour à la case Seconde Guerre mondiale. Chef de l’OSS à Berne, Dulles noue en février 1943 des contacts avec la délégation de Combat en Suisse. Un temps, il assurera méme le financement du mouvement clandestin. ” Coup de poignard dans le dos du général de Gaulle “, s’insurge Jean Moulin au nom de la France libre. ” Survie de la Résistance intérieure menacée d’étranglement financier “, rétorque Frenay. Pensant d’abord à ses camarades dénués de moyens, aux maquisards en danger, il ne voit pas pourquoi Combat devrait se priver d’un argent allié versé, c’est convenu, sans contrepartie politique. Cette ” affaire suisse ” va empoisonner un peu plus encore ses rapports avec Moulin.
En 1946, Dulles démissionne des services secrets… pour en devenir aussitôt l’éminence grise, prenant une part prépondérante à la rédaction du texte de loi présidentiel sur la sécurité nationale. Cofondateur à ce titre de la CIA (pour les initiés : l’Agence ou mieux, la Compagnie), Dulles pense qu’en matière d’action clandestine, privé et public doivent conjuguer leurs forces. C’est lui qui a déjà inspiré, par l’intermédiaire de ses amis du Brook Club de New York, le versement des subsides de grosses sociétés américaines à la démocratie chrétienne italienne menacée par un parti communiste surpuissant. En 1950, il va reprendre officiellement du service comme bras droit du Scarabée d’abord, comme son successeur à la téte de la CIA ensuite – de février 1953 à septembre 1961. Record de longévité d’autant plus impressionnant que son frère aîné John Forster Dulles, restera, lui, ministre des Affaires étrangères de 1953 à sa mort de maladie en mai 1959.
Etonnant creuset que l’ACUE, o๠des personnalités de la haute société et/ou de la CIA côtoient les dirigeants de la puissante centrale syndicale American Federation of Labor, l’AFL, dont ils partagent l’aversion du communisme. Exemples : David Dubinsky, né en 1892 à Brest-Litovsk, en Russie, dirige le Syndicat international de la confection pour dames (ILGWU) : 45 000 adhérents à son arrivée en 1932, 200 000 à la fin des années 1940 ! Ennemi acharné des nazis hier (les syndicalistes proches de l’ACUE sont presque tous juifs), c’est aux commies , les ” cocos “, qu’il en veut dorénavant. Jay Lovestone aussi. Conseiller politique de l’AFL, ce Lituanien d’origine sait de quoi il parle : avant sa brutale exclusion puis sa lente rupture avec le marxisme, il fut, entre 1925 et 1929, le secrétaire général du PC américain ! Autre recrue de choix du Comité, Arthur Goldberg, le meilleur juriste de l’AFL. Futur secrétaire au Travail du président Kennedy puis juge à la Cour supréme, Goldberg, né en 1908, a dirigé l’aile syndicale de l’OSS. A ce titre, il fut en son temps le supérieur hiérarchique d’Irving Brown, son cadet de deux ans. Brown, représentant de l’AFL pour l’Europe et grand dispensateur de dollars aux syndicalistes modérés du Vieux Continent. Puisant dans les fonds secrets de la toute jeune CIA, laquelle finance depuis 1946 toutes les opérations anticommunistes de l’AFL, ce dur à cuire ne ménage pas, par exemple, son soutien à Force ouvrière, la centrale syndicale née fin 1947 de la scission de la CGT (lire ” Derrière Force ouvrière, Brown, l’ami américain ” dans Historia n° 621 de décembre 1997). Pure et dure, la ligne Brown contraste d’ailleurs avec celle, plus nuancée, de la CIA. A la Compagnie, on aurait préféré que les non-communistes restent dans le giron de la CGT, méme contrôlée par le PCF…
C’est qu’au-delà des hommes, il y a la stratégie d’ensemble. Face à l’Union soviétique, Washington développe deux concepts clés : le containment (l’endiguement) et plan Marshall. L’idée du containment , revient à un diplomate russophone, George Kennan, qui la développe dès juillet 1947 dans un article de la revue Foreign Affairs : ” L’élément majeur de la politique des Etats-Unis en direction de l’Union soviétique doit étre celui d’un endiguement à long terme, patient mais ferme, des tendances expansionnistes russes. “
Le plan Marshall, lui, porte la marque de son inventeur le général George Marshall, chef d’état-major de l’US Army pendant la guerre, et désormais ministre des Affaires étrangères du président Truman. En apportant une aide massive aux pays d’Europe ruinés, les Etats-Unis doivent, selon lui, faire coup double : un, couper l’herbe sous le pied des partis communistes par une hausse rapide du niveau de vie dans les pays concernés ; deux, empécher leur propre industrie de sombrer dans la dépression en lui ouvrant de nouveaux marchés.
Pour le tandem Marshall-Kennan, pas de meilleur outil que la CIA (lire l’interview d’Alexis Debat, page 51). Et c’est naturellement un autre ancien de l’OSS, Franck Wisner Jr, qu’on charge de mettre sur pied un département autonome spécialisé dans la guerre psychologique, intellectuelle et idéologique, l’Office of Policy Coordination ! Si ce bon vieux ” Wiz ” ne fait pas partie du Comité, ses hommes vont lui fournir toute la logistique nécessaire. Mais chut ! c’est top secret…
L’ACUE allie sans complexe une certaine forme de messianisme américain avec le souci de la défense bien comprise des intéréts des Etats-Unis. Messianique, cette volonté bien ancrée de mettre le Vieux Continent à l’école du Nouveau Monde. Phare de la liberté menacée, l’Amérique a trouvé, la première, la voie d’une fédération d’Etats, succès si resplendissant que l’Europe n’a plus qu’à l’imiter… Cet européanisme made in Washington comporte sa part de sincérité : ” Ils m’appellent le père du renseignement centralisé, mais je préférerais qu’on se souvienne de moi à cause de ma contribution à l’unification de l’Europe “, soupire ainsi Donovan en octobre 1952.
De sa part de calcul aussi. Car en décembre 1956, trois mois avant sa mort, le méme Donovan présentera l’Europe unie comme ” un rempart contre les menées agressives du monde communiste “. En d’autres termes, un atout supplémentaire de la stratégie américaine conçue par Marshall, Kennan et leurs successeurs : construire l’Europe, c’est remplir un vide continental qui ne profite qu’à Staline, donc, en dernier ressort, protéger les Etats-Unis.
Ajoutons une troisième dimension. Dans l’esprit des hommes de la Compagnie, rien de plus noble qu’une action clandestine au service de la liberté. Tout officier de la CIA le sait : les Etats-Unis sont nés pour une bonne part du soutien des agents de Louis XVI, Beaumarchais en téte, aux insurgés nord-américains. Ainsi l’opération American Committee, la plus importante, et de loin menée, par l’Agence en Europe pendant la guerre froide, se trouve-t-elle justifiée par l’Histoire.
Pour chaleureuse qu’elle soit, l’amitié franco-américaine ne saurait toutefois distendre le ” lien spécial ” entre Grande-Bretagne et Etats-Unis. En foi de quoi, Comité et Compagnie tournent d’abord leur regard vers Londres. Hélas ! Churchill, battu aux législatives de 1945, ronge ses griffes dans l’opposition. Le nouveau secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, Ernest Bevin, a bien proclamé le 2 janvier 1948 aux Communes : ” Les nations libres d’Europe doivent maintenant se réunir. ” N’empéche que ses collègues du cabinet travailliste et lui repoussent avec horreur la perspective d’une véritable intégration continentale. Non pas que Bevin craigne de s’affronter aux communistes : deux jours après son discours de janvier, il créait un organisme clandestin de guerre idéologique, l’Information Research Department. Ce méme IRD qui, jugeant La Ferme des animaux et 1984 plus efficaces que mille brochures de propagande, va contribuer à diffuser partout dans le monde les oeuvres de George Orwell. Mais la carte Europe unie, alors là , non !
Cette carte, Churchill la joue-t-il de son côté par conviction profonde ou par aversion pour ses rivaux politiques de gauche ? Le fait est que le 19 septembre 1946 à Zurich, le Vieux Lion appelle à un axe anglo-franco-allemand, élément majeur selon lui d’une ” espèce d’Etats unis d’Europe “. Qu’en mai 1948, Duncan Sandys, taille aux mesures de son homme d’Etat de beau-père le Congrès européaniste de La Haye. Qu’en octobre 1948, Churchill crée l’United European Movement – le Mouvement européen. Qu’il en devient président d’honneur aux côtés de deux démocrates-chrétiens, l’Italien Alcide De Gasperi et l’Allemand Konrad Adenauer, et de deux socialistes, le Français Léon Blum et le Belge Paul-Henri Spaak. Malheureusement pour les ” amis américains “, cette tendance ” unioniste ” ne propose, à l’exception notable de Spaak, que des objectifs européens limités. Reconstruction économique et politique sur une base démocratique, d’accord, mais sans transfert, méme partiel, de souveraineté.
Le Comité et la tendance ” fédéraliste “, dont Henri Frenay émerge comme la figure emblématique, veulent, eux, aller beaucoup plus loin. Aux heures les plus noires de la Seconde Guerre mondiale, Frenay, patriote mondialiste, a conçu l’idée d’un Vieux Continent unifié sur une base supranationale. En novembre 1942, révélera quarante ans plus tard Robert Belot dans le remarquable travail sur Frenay qui vient de lui valoir l’habilitation à diriger des recherches à l’Université, le chef de Combat écrivait au général de Gaulle qu’il faudrait dépasser l’idée d’Etat-Nation, se réconcilier avec l’Allemagne après-guerre et construire une Europe fédérale. Logique avec lui-méme, Frenay se jette dès 1946 dans cette croisade européaniste aux côtés d’Alexandre Marc. Né Lipiansky à Odessa en 1904, ce théoricien du fédéralisme a croisé la trajectoire de Frenay à Lyon en 1941, puis après-guerre. A rebours de l’européanisme de droite inspiré des thèses monarchistes maurrassiennes ou du catholicisme social, les deux amis s’efforcent de gauchir le fédéralisme français alors fort de ” plusieurs dizaines de milliers d’adhérents “, ainsi que me l’assurera l’ancien chef de Combat en 1988.
Orientée à gauche, l’Union européenne des fédéralistes, l’UEF, est créée fin 1946. Elle va tenir son propre congrès à Rome en septembre 1948. Frenay en devient le président du bureau exécutif, flanqué de l’ex-communiste italien Altiero Spinelli, prisonnier de Mussolini entre 1927 et 1937 puis assigné à résidence, et de l’Autrichien Eugen Kogon, victime, lui, du système concentrationnaire nazi qu’il décortiquera dans L’Etat SS (Le Seuil, rééd. 1993). A ces trois dirigeants d’atténuer le profond malaise né de la participation de nombreux membres de l’UEF au congrès de La Haye, o๠Churchill et son gendre Sandys les ont littéralement roulés dans leur farine ” unioniste “.
Faut-il choisir entre le Vieux Lion et le pionnier de la Résistance intérieure française à l’internationalisme si radical ? Perplexité au Comité, donc à la CIA. Pour Churchill, sa stature d’homme d’Etat, d’allié de la guerre, sa préférence affichée pour le ” grand large “, les Etats-Unis ; contre, son refus acharné du modèle fédéraliste si cher aux européanistes américains et bientôt, ses violentes querelles avec le très atlantiste Spaak. En mars 1949, Churchill rencontre Donovan à Washington. En juin, il lui écrit pour solliciter le versement de fonds d’urgence (très riche à titre personnel, l’ancien Premier ministre britannique n’entend pas puiser dans sa propre bourse). Quelques jours plus tard, Sandys appuie par courrier la demande de son beau-père : de l’argent, vite, sinon le Mouvement européen de Churchill s’effondre. Comité et CIA, la principale bailleuse de fonds, débloquent alors une première tranche équivalant à un peu moins de 2 millions de nos euros. Elle permettra de ” préparer ” les premières réunions du Conseil de l’Europe de Strasbourg, qui associe une assemblée consultative sans pouvoir réel à un comité des ministres statuant, lui, à l’unanimité.
Pour soutenir leurs partenaires du Vieux Continent, ACUE et CIA montent dès lors des circuits financiers complexes. Les dollars de l’oncle Sam – l’équivalent de 5 millions d’euros entre 1949 et 1951, le méme montant annuel par la suite – proviennent pour l’essentiel de fonds alloués spécialement à la CIA par le Département d’Etat. Ils seront d’abord répartis sous le manteau par les chefs du Mouvement européen : Churchill, son gendre, le secrétaire général Joseph Retinger, et le trésorier Edward Beddington-Behrens. En octobre 1951, le retour de Churchill à Downing Street, résidence des premiers ministres anglais, ne tarira pas ce flot : entre 1949 et 1953, la CIA va en effet verser aux unionistes l’équivalent de plus de 15 millions d’euros, à charge pour eux d’en redistribuer une partie à leurs rivaux de la Fédération, la tendance de droite du fédéralisme français, laquelle reverse ensuite sa quote-part à l’UEF. Sommes substantielles mais sans commune mesure avec la manne que l’appareil stalinien international, le Kominform, investit au méme moment dans le financement souterrain des PC nationaux et des innombrables ” fronts de masse ” : Fédération syndicale mondiale de Prague, Mouvement de la paix, mouvements de jeunes, d’étudiants, de femmes…
Pour Frenay, c’est clair : l’Europe fédérale constitue désormais le seul bouclier efficace contre l’expansionnisme communiste. Mais comment aller de l’avant quand le nerf de la guerre manque si cruellement ? L’UEF n’est pas riche. Son président encore moins, dont la probité est reconnue de tous – après son passage au ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés, Frenay, ancien officier de carrière sans fortune personnelle, a quitté l’armée au titre de la loi Diethelm de dégagement des cadres. Comme au temps de ” l’affaire suisse “, le salut financier viendra-t-il de l’allié américain ? Oui, assurent dès l’été 1950 les hommes de l’ACUE à un représentant français de l’UEF en visite à New York. Conforme à la position officielle du gouvernement américain en faveur de l’intégration européenne, leur aide ne sera soumise à aucune contrepartie politique ou autre, condition sine qua non aux yeux d’Henri Frenay. Et de fait, à partir de novembre 1950, l’ACUE va financer secrètement à hauteur de 600 000 euros l’une des initiatives majeures de Frenay et des fédéralistes de gauche : la création à Strasbourg, en parallèle du très officiel Conseil de l’Europe, d’un Congrès des peuples européens, aussi appelé Comité européen de vigilance.
S’associeront à ce projet des socialistes (Edouard Depreux), des religieux (le père Chaillet, fondateur de Témoignage chrétien ), des syndicalistes, des militants du secteur coopératif, des représentants du patronat et méme… des gaullistes tels Michel Debré ou Jacques Chaban-Delmas. Mal conçue médiatiquement, l’affaire échoue de peu. Raison de plus pour accentuer le soutien financier, oeuvre du secrétaire général de l’ACUE, Thomas Braden. Connu pour ses opinions libérales, cet ami du peintre Jackson Pollock, n’a pas hésité quand Donovan, son ancien patron à l’OSS, lui a demandé de quitter la direction du musée d’Art moderne de New York.
En juillet 1951, Frenay effectue à son tour le voyage des Etats-Unis sous les auspices du Congrès pour la liberté de la culture – une organisation que nous retrouverons bientôt. L’occasion de rencontrer les dirigeants du Comité et ceux de la Fondation Ford (mais pas ceux de la CIA avec lesquels il n’entretiendra jamais de rapports directs) pour leur faire part des besoins matériels des fédéralistes. Message reçu ” 5 sur 5 ” par les Américains…
A cette date, Braden ne figure plus parmi les dirigeants officiels de l’ACUE. En vertu du principe des vases communicants, l’agent secret esthète vient en effet de rejoindre Dulles à la CIA. Les deux hommes partagent cette idée de bon sens : face aux communistes, ce ne sont pas les milieux conservateurs qu’il faut convaincre, mais la gauche antistalinienne européenne, dont Frenay constitue un des meilleurs représentants. Braden va plus loin : ” Comme l’adversaire rassemblé au sein du Kominform, structurons-nous au plan mondial par grands secteurs d’activité : intellectuels, jeunes, syndicalistes réformistes, gauche modérée… “, plaide-t-il. D’accord, répond Dulles. Naît ainsi la Division des organisations internationales de la CIA. Dirigée par Braden, cette direction centralise, entre autres, l’aide de la Compagnie via l’ACUE aux fédéralistes européens. En 1952, l’American Committee for United Europe finance ainsi l’éphémère Comité d’initiative pour l’assemblée constituante européenne, dont Spaak sera président et Frenay, le secrétaire général.
Brouillés avec la ” Fédération “, leur rivale de droite qui servait jusque-là d’intermédiaire pour le versement des fonds CIA-ACUE par le truchement du mouvement churchillien, les amis de Frenay sont très vite au bord de l’asphyxie. Pour parer à l’urgence, Braden, virtuose du financement souterrain au travers de fondations privées plus ou moins bidon, va, cette fois, mettre en place une procédure de versements directs aux fédéralistes de gauche par des antennes para-gouvernementales américaines. A Paris, plaque tournante des opérations de la CIA en Europe avec Francfort, on opérera par le biais de l’Office of Special Representative, conçu à l’origine pour servir d’interface avec la toute jeune Communauté européenne du charbon et de l’acier (Ceca), ou de l’US Information Service (USIS). Par la suite, un bureau ACUE proprement dit sera ouvert.

Jean Monnet : des liens troubles avec les services américains

Comme Jean Monnet, président de la Ceca, Frenay caresse, en cette année 1952, l’idée d’une armée européenne, pas décisif vers l’Europe politique selon lui. L’ACUE approuve chaudement. Prévue par le traité de Londres de mars 1952, cette Communauté européenne de défense comprendrait – c’est le point le plus épineux -, des contingents allemands. Reste à faire ratifier le traité par les parlements nationaux. Frenay s’engage avec enthousiasme dans ce nouveau combat. Pour se heurter, une fois encore, à de Gaulle, qui refuse la CED au nom de la souveraineté nationale et, déjà , du projet ultrasecret de force atomique française, ainsi qu’aux communistes, hostiles par principe à tout ce qui contrarie Moscou. D’après les éléments recueillis par Robert Belot – dont la biographie du chef de Combat devrait sortir ce printemps au Seuil -, Frenay demandera méme à l’ACUE de financer l’édition d’une brochure réfutant… les thèses gaullistes sur la CED.
Staline meurt en mars 1953. L’année suivante, Cord Meyer Jr, un proche de la famille Kennedy, remplace Braden à la téte de la Division des organisations internationales de la CIA. Mais 1954 verra surtout cet échec cuisant des européanistes : l’enterrement définitif de la CED. Découragé, Frenay abandonne alors la présidence de l’Union européenne des fédéralistes. A partir d’octobre 1955, les ” amis américains ” reportent donc leurs espoirs sur un nouveau venu, le Comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe de Jean Monnet. Lié à Donovan et surtout à l’ambassadeur américain à Paris, David Bruce, un proche de Franck Wisner, Monnet est trop fin connaisseur du monde anglo-saxon pour accepter directement les dollars de la CIA. Compte tenu de sa prudence de Sioux, l’aide américaine à son courant européaniste devra emprunter d’autres voies. En 1956, Monnet se voit ainsi proposer l’équivalent de 150 000 euros par la Fondation Ford. Une offre qu’il décline, préférant que cet argent soit versé au professeur Henri Rieben, un économiste et universitaire suisse pro-européen qui vient d’étre nommé chargé de mission aux Hautes Etudes commerciales de Lausanne. Rieben utilisera ces fonds en toute transparence financière pour créer un Centre de recherches européen.
En 1958, le retour du général de Gaulle, radicalement hostile aux thèses fédéralistes, annihile les derniers espoirs de l’UEF et de ses amis américains. Dissolution de l’ACUE dès mai 1960 puis cessation des financements occultes par la CIA s’ensuivent. En douze ans, la Compagnie aura quand méme versé aux européanistes de toutes tendances l’équivalent de 50 millions d’euros sans étre jamais prise la main dans le sac ! Mais pourra-t-on préserver longtemps le grand secret ?
La première alerte éclate dès 1962. Trop précise sur les financements américains, une thèse universitaire sur les mouvements européanistes doit étre ” enterrée ” d’urgence en Angleterre. Ce remarquable travail est l’oeuvre du fils d’un camarade de résistance de Frenay, Georges Rebattet, créateur en avril 1943 du Service national maquis. Georges Rebattet, le successeur en 1952 de Joseph Retinger comme secrétaire général d’un Mouvement européen dont il a d’ailleurs assaini pour une bonne part le financement.
Deuxième secousse au milieu des années 1960. L’étau de la presse américaine (le New York Times et la revue gauchiste Ramparts ) se resserre sur une des filiales du ” trust ” Braden-Meyer, le Congrès pour la liberté de la culture o๠se côtoyaient des intellectuels antitotalitaires européens de haute volée – Denis de Rougemont, Manhès Sperber, Franz Borkenau, Ignazio Silone, Arthur Koestler ou, par éclipses, Malraux et Raymond Aron. Financé par la CIA au travers de la Fondation Fairfield, le Congrès édite en français l’une de ses revues les plus prestigieuses, Preuves . Jouant la transparence, Braden jette alors son pavé dans la mare. ” Je suis fier que la CIA soit immorale “, déclare-t-il en 1967 au journal britannique Saturday Evening Post , auquel il confie des révélations sensationnelles sur le financement occulte par la CIA du Congrès pour la liberté et sur le rôle d’Irving Brown dans les milieux syndicaux. Silence radio, en revanche, sur le soutien aux mouvements européanistes, le secret des secrets…
Ultime rebondissement à partir de juin 1970, quand le conservateur anglais pro-européen Edward Heath arrive à Downing Street. A sa demande, l’Information Research Department lance une vaste campagne pour populariser sous le manteau l’européanisme dans les médias et les milieux politiques britanniques. En 1973, l’Angleterre fait son entrée dans le Marché commun ; le 5 juin 1975, 67,2 % des électeurs britanniques ratifient la décision par référendum. Dans ce renversement de tendance en faveur de l’Europe, un homme s’est jeté à corps perdu : nul autre que le chef de la station de la CIA de Londres, Cord Meyer Jr. Ce bon vieux Cord qui remplaçait vingt ans plus tôt son copain Braden à la téte de la Division des organisations internationales de la Compagnie.
Par Rémi Kaufer  : http://www.historia.fr/la-cia-finance-la-construction-europ%C3%A9enne

Si cet article disparait retrouvez le ici http://archive.is/PklwJ

samedi 11 mars 2017

Asselineau a enfin une couverture médiatique



Depuis longtemps François Asselineau était bloqué par les grands médias. Il a dû utiliser internet pour diffuser ses idées en diffusant des vidéos sur youtube et facebook . Selon lui l'Union Européenne est en train d'aller dans une impasse. Elle est dirigé de façon compliqué et peu claire. Les directives européenne imposent aux pays qui la composent une politique qui ne va pas dans le sens du bien commun. Il veut redonner à la France se souveraineté en sortant de l'Union Européenne, de lEuro et de l'OTAN.

Depuis qu'il a ses 500 parrainages pour l'élection présidentielle françaises, les médias ne peuvent plus l'ignoré. Il était inconnu, on le découvre. On voit aussi que ses propos sont trés cohérent et compréhensibles.

François Asselineau va-t-il être la surprise de cette élection ?

dimanche 13 novembre 2016

samedi 15 août 2015

François ASSELINEAU La Tragédie de l’euro

Quelles monnaies supranationales ont existé avant l’euro ? Que leur est-il arrivé ? Quelle est la principale caractéristique d’une monnaie, selon la Bible écrite il y a plus de 2000 ans ? Pourquoi les Prix Nobel d’Économie arrivent-ils aux mêmes conclusions ? Quelles sont les 2 causes essentielles qui feront exploser l’euro tôt ou tard ? Comment faut-il sortir juridiquement de l’euro ? Comment faut-il en sortir techniquement ? Quelles propositions concrètes ?
La conférence « La Tragédie de l’euro ? » est la seule en France à expliquer très précisément aux Français que l’euro, loin d’être une création originale, appartient au registre bien connu des très nombreuses monnaies supranationales, et qu’il lui arrivera le même sort qu’à toutes ces monnaies. En outre, cette conférence prouve à ses auditeurs que l’UPR est le seul mouvement politique à avoir réfléchi de façon approfondie à l’indispensable retour au franc, à proposer des solutions concrètes et immédiatement opérationnelles, qui séduisent le public.

samedi 18 juillet 2015

Grèce : une guerre qui ne dit pas son nom

Gérard Foucher nous explique dans un langage compréhensible comment se sont passé les 'négotiations' entre la Grèce et les fonctionnaires européens.

jeudi 16 juillet 2015

Comment l'europe a tué la souveraineté et la démocratie en Grèce

On a parlé souvent de la Grèce ces derniers jours. L'eurogroup voulait l'austérité, le premier ministre voulait moins d'austérité. Les négociations devenait longues. Au finale un référendum a eu lieu. Le peuple a voté NON. Cela signifie qu'il ne voulait pas de nouveau plan d'austérité car ceux ci continuaient à apauvrir la Grèce.

Mais la démocratie c'était bien avant. L'Europe ce n'est pas la Suisse. Les fonctionnaires technocrates sont contre l'idée même des référendums. Ils ont à leurs cotés les multimationales, les banques et les riches. C'est le combats des pauvres contre les riches. On sait que le pouvoir est du coté de l'argent mais pas au peuple.

Le premier ministre a été contraint de proposer un plan d'austérité plus dur que cela que le peuple avait refusé. Le pays étant en faillite il n'avait plus d'autres possibilités. Les banques étaient sans liquidités.

Malgrés quelques démissions, le parlement vote ce jeudi 16 juillet 2015 des mesures d'austérités que le peuple avait refusé quelques jours avant.

En 2005 la France avait refusé par référendum la constitution européenne. Le président par un astuce de changement de mot a refait passé ce traité contre l'avis du peuple. Il y avait eu à l'époque le changement du mot constitution par celui de traité. Le contenu n'avait pas été changé ou trés peu. L'europe n'aime pas les référendum. Si un peuple dit NON elle sait le contraindre de gré ou de force à faire la volonté des riches et des puissants.

En 2011 la Suisse vote par référendum une limitation de l'imigration. Le gouvernement doit mettre en oeuvre cela dans les 2 ans. Mais cette politique est contraire au principe de llibre circulation et fermera donc les portes de l'Europe à la Suisse. Bien que la confédération ne fasse pas partie de l'Union, celle ci va être contraint à refaire voter le peuple pour se plier à la volonté de l'Europe sous peine d'être écarté de relations avec les pays voisins.

Mais l'histoire ne s'arrête pas la. On sait que le plan qui a été contraint à la Grèce va continuer à plonger le pays dans la spirale déflationiste et dépressionnaire. La Grèce n'a aucune marge de manoeuvre. Elle a perdu toute souveraineté. Les gouvernements sont de simples exécutants. Les chefs sont les dirigeant européens avec à la tête Merkel.

Comment le peuple va réagir ? On lui a demandé par référendum son avis et le gouvernement fait exactement l'inverse. La Grèce va naviguer dans des zones dangereuses ces prochains jours et semaines.

samedi 4 juillet 2015

La Grèce doit choisir entre Austérité et inconnu

La création de l'Euro a été une très belle idée, une rêve qui est devenu une réalité. Mais ce rêve s'est transformé en cauchemar. il apparaît évident que la création de l’euro fut une terrible erreur.


Les politiciens des pays européens n'ont plus aucune marge de manoeuvre. Quelque soit leur programme, leur volonté, leur motivation, une fois élu, ils ne peuvent plus rien faire. Ils sont obligé d'obéir à Bruxelle et à l'Eurogroup. Je peux donnner le nom de l'Eurogroupe pour nommer les technocrates européens qui ne sont pas élu démocratiquement mais qui ont plus de pouvoir que les élus et les peuples. C'est eux qui dictent les rêgles à suivres poussé par les multinationales.La démocratie est morte.

Bref renenont à notre pays dont nous parlons beaucoup ces derniers jours : La Grece.

La Grèce devrait voter non et le gouvernement grec devrait être prêt, si nécessaire, à quitter l’euro.

Les choses que vous avez entendues à propos d’une Grèce dépensière et irresponsable sont fausses. Oui, le gouvernement grec dépensait plus que ce qu’il pouvait se permettre à la fin des années 2000. Mais il a depuis sabré dans les dépenses de manière répétée et relevé les impôts. Le nombre de fonctionnaires de l’état a chuté de plus de 25 pourcent et les pensions de retraite (qui étaient, en effet, trop généreuses) ont été réduites de manière drastique. Si l’on ajoute à cela toutes les mesures d’austérité, cela est plus que suffisant pour combler les déficits d’origine et les transformer en excédent important. L’économie grecque s’est effondrée, en grande partie à cause de ces mesures d’austérité, entraînant les revenus dans sa chute.

Cet effondrement est lui-même largement lié à l’euro, qui a piégé la Grèce. Les cas d’austérité qui fonctionnent, dans lesquels les pays maîtrisent leurs déficits sans entraîner une dépression, impliquent typiquement des dévaluations importantes de leurs monnaies, ce qui rend leurs exportations plus compétitives.

On a présenté à la Grèce une offre à prendre ou à laisser, une offre qui est impossible à différencier des mesures en place depuis ces cinq dernières années.

La Grèce se trouve dans une impasse. Elle veut rester dans l'Europe et dans l'Euro mais ne plus avoir d'austérité. Le problème c'est que la politique monnétaire et économique de la zone euro c'est l'Allemagne qui la dicte. Il n'y a pas de négociation en fait. C'est à prendre ou à laisser.

Si la Grèce votre Oui : La Grèce a beaucoup à perdre. C'est l'austérité qui va continuer avec la chutte des revenus et l'appauvrissement du pays. Un oui ne résoudra pas les problèmes. Un oui ne soulagera pas l'Europe. Le problème sera simplement repoussé. Peut être l'extrème droite prendra le pouvoir au lieu de la gauche.

Si la Grèce votre non. On entre dans une zone d'incertitude parce que rien n'est prévu. La Grèce ne sort pas de la zone euro ni de l'Europe. Tout est à imaginer.

Ma conclusion : La Grèce ne peut plus aller bas. Si c'est oui elle va continuer à aller encore plus mal si c'est non elle peut se reprendre en main. C'est peut être un espoir de sorti de la zone euro et une reprise en main de sa monnaie. L'Islande est l'exemple.

samedi 16 mai 2015

Le Trilemme européen Andreas Höfert sur RTS en mars 2015

On ne peut pas avoir en même temps l'état nation, l'Euro et la démocratie c'est le Trilemme européen.

samedi 3 janvier 2015

Introduction de l'euro : les lithuaniens sont contre

Selon un sondage 57% des lithuaniens pensent que l'introduction de l'euro sans faire un référendum est une mauvaise chose.

Selon ce même sondage, 49% n'approuve la décision de leur gouvernement d'entrer dans l'euro. Seul 26% approuve l'euro.

lire plus en anglais

Ces informations nous enseignent plusieurs choses : La Lithuanie est entré dans la zone euro sans demander au peuple son avis. L'Europe avance que contre l'avis des peuple. Cela conforte l'idée que l'Europe est anti.démocratique.

Souvenez vous le référendum en france au sujet de la constitution européenne. La décision du peuple n'a pas été pris en compte. On ne peut pas dire que changer le mot constitution par traité satistait la volonté populaire. Le président Sarkozy a fait passer par le parlement ce que le peuple avait refusé.



jeudi 31 juillet 2014

Les promesses de l'Europe

Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

- «  Si le traité de Maastricht était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

- «  L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)
- «  Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)
- «  Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)
- «  Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)
- «  C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)
- «  Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

jeudi 20 février 2014

Préparation de la résistance en Ukraine




Révolution en Ukraine situation du 20 février 2014

Ce 20 février a été la journée la plus meutrière. Après des mois de manifestation contre le pouvoir corrompu.
Depuis l'ouest de l'Europe on nous présente cela comme une lutte Est-Ouest. La Russie voulant garder sous son contrôle l'Ukraine.
Depuis la Russie on peut lire par exemple sur le site la voix de la Russie. Que les Etats Unis financent les manifestants. Ces personnes sont des extrèmistes et des terroristes. Il faut donc ramener le calme. Et évidement ramener le calme pour la Russie cela veut dire avec une grande brutalité.

En fait d'après ce que je comprends les deux camps ont partiellement raison. C'est vrai que les ukrainien veut certaines valeurs des l'ouest de l'Europe. Ils veulent par exemple une vrai justice et non une justice corrompu. En ukraine la justice donne raison aux riches et envoie les pauvres en prison. Ils veulent la liberté. Yanukovithc le président a gagné énormément d'argent grâce à ses affaires et a de gros comptes en Suisse et dans d'autres places. Il s'enriche énormément.

La Russie a un peu raison aussi car il y a c'est vrai des nationalistes parmis les révolutionnaires. Mais la grande majorité ne sont pas armés avec des armes à feu. Ils ont des batons et des pavées. Leur force c'est leur détermination.

D'après certains commentateurs, Putin joue aux échec et laisse le chaos pour mieux intervenir plus tard.

Parmis les forces spéciales qui tirent sur la population, il y a de nombreux russes. Comment un ukrainien pourrait tirer sur son propre peuple ?

Les Ukrainiens veulent rester unis, ils veulent la justice, ils ne veulent plus de Yanukovitch, ils veulent une autres constitution. C'est leur résistance. Ils veulent simplement vivre.

lundi 10 février 2014

Le plus grand ennemi de l'Europe c'est la démocratie.



La clause de guillotine résume bien l'esprit de l'Union européenne.http://nouveaucoeur.blogspot.ch/search/label/europe Il y a un paquet et on prend tout ou rien. Il n'y a pas de plan B. Les accords sont juridiquement liés par une « clause guillotine », qui prévoit qu'ils ne peuvent entrer en vigueur qu'ensemble. Si l'un des accords n'était pas prolongé ou était dénoncé, les parties ont la possibilité de déclarer caducs les autres.


En 2005 en France la référendum sur la constition européenne va dans la même sens. Il n'y a pas de plan B. Un seul pays n'approuvant pas la constitution et elle n'est pas appliqué. Autrement dit que plus le nombre de pays est élévé moins les chances d'approbation sont élevé.Ce projet a été abandonné à cause de la stupide démocratie de quelques pays qui avait eu la mauvaise idée de soumettre au peuple la décision.

Finalement le plus grand ennemi de l'Europe c'est la démocratie. Si la décision serait prise par quelques personnes entre elles, il n'y aurait pas de problème. Demander l'avis du peuple !!! Quel drôle d'idée. On pourrait demander à un parlement de se décider mais à un peuple c'est aller trop loin et trop dangereux.

A chaque fois qu'il y a un référendum, l'Europe est en danger.

Finalement cette constitution n'a pas été approuvé. On a repris le texte et changer le nom en traité. On l'a fait accepté par le parlement bien sûr sans demander l'avis du peuple. Ce que le peuple a défait le peuple peut refaire. Pour la première fois un référendum n'a pas été pris en compte.

La décision de la Suisse sur la limitation de l'immigration de masse va-t-elle suivre le même chemin ? L'avenir le dira.

L'Europe ne fait plus rêver. Elle a pris la souveraineté des états. Elle dicte ses loi. Son ennemi c'est la démocratie. Mais est-ce réciproque ?